L'amiante dans les écoles

(23/05/14) - Lors d'une récente intervention au JT de la RTBF, Pascale Vanderstraeten, responsable PAPO au SLFP-Enseignement dénonce les lenteurs de l'administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles à s'attaquer en profondeur au problème de l'amiante dans les écoles.

Si, bien sûr, le problème ne se pose fort heureusement pas avec la même acuité dans tous les établissements scolaires, il n'en reste pas moins que de graves dangers pèsent, dans certains cas, sur la santé des enfants et des enseignants.

Pourtant, la Fédération Wallonie-Bruxelles ne peut pas ignorer la gravité de la situation puisque sa responsabilité a été retenue par la Justice, lors d'un procès l'opposant au mari d'une membre du personnel d'une école, décédée des suites d'un cancer causé par l'asbestose, maladie causée par l'inhalation de poussière d'amiante.

Devant cette situation plus qu'inquiétante, Pascale Vanderstraeten réclame une "transparence" qui n'existe absolument pas actuellement.

Elle observe : "Par rapport à la vitesse à laquelle les matériaux se dégradent, cela bouge beaucoup trop lentement. On encapsule mais sans éradiquer complètement".

Et de poursuivre, avec un certain humour : "On a quelques bons élèves où il y a des inventaires amiante. Mais il y a encore trop d'écoles qui ne font pas les choses correctement ou qui cachent la réalité par peur du scandale ou de perdre des élèves" !

Comment s'attaquer efficacement à ce problème de santé publique majeur ?
Pascale Vanderstraeten lance des pistes : "Nous déplorons qu'il n'y ait pas de budget spécifique pour l'amiante. C'est le Fonds des Bâtiments scolaires qui doit y consacrer une partie de son budget. Mais il doit aussi permettre d'isoler, de réparer des toitures, etc.  Pour lui, l'amiante n'est qu'un poste parmi d'autres. Il faudrait un organisme qui gère l'éradication de l'amiante dans tous les lieux publics. Cela devrait être une priorité".

Le coût global de l'éradication de l'amiante des écoles francophones est évalué à 400 millions d'euros. Somme très importante, certes. Mais il s'agit d'un problème de santé publique qui concerne des dizaines de milliers d'enfants et enseignants.

Extrait de l'intervention de Pascale Vanderstraeten au JT de la RTBF

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